21 février 2018

Plénière visite d’entreprise chez TPC

 

Au programme de cette plénière, la découverte d’une SCOP.

 

Une SCOP, kézako ?

 

La Société Coopérative Ouvrière de Production TPC, installée à St-Jean-de-Braye est une forme de coopérative très particulière.
Contrairement aux coopératives de type agricole, mieux connues, dans lesquelles le capital social est réparti entre les clients, chez TPC, les actionnaires sont les salariés.
Chaque nouvel(le) embauché(e) est ainsi tenu(e) d’acheter des parts.

Ou plutôt les sociétaires : « chez TPC les parts conservent leur valeur nominale d’acquisition sans fluctuer comme des actions », nous précise Stéphane Foisy, le PDG.
Car TPC – encore une originalité par rapport aux coops agricoles – réunit les fonctions de directeur et de président sur une seule tête.
Mais de façon classique, la gouvernance est partagée avec un conseil d’administration (16 personnes dont le mandat est de 6 années).
L’Assemblée Générale élit les nouveaux administrateurs tous les 2 ans (renouvellement par tiers), sur le principe de la coopération : 1 homme (ou femme évidemment) = 1 voix.

 

D’un atelier protégé…

 

Créée en 1984 sous statut associatif (Loi 1901), TPC débute en tant qu’atelier protégé, fondée par un ancien de la Couronnerie, autre atelier protégé bien connu localement…
Spécialisée dans le conditionnement à façon pour les entreprises du luxe (parfums) et le conditionnement de produits alimentaires (confiseries), la structure emploie au minimum 80% de personnes ayant un handicap reconnu (seuil minimum légal).
Elle s’impose dans le paysage local et se développe fortement, atteignant en 2007 un effectif de 180 personnes sur 10000 m² de surface de bâtiments.
L’année suivante, le fondateur souhaitant prendre sa retraite tout en pérennisant son oeuvre sociale, opte pour le statut de SCOP.

 

… à une entreprise adaptée

 

En contrepartie du quota de travailleurs handicapés à respecter, l’Etat apporte une aide financière à l’entreprise (20 à 25% de son résultat), sans laquelle nous avoue S. Foisy, elle ne pourrait vivre.
La situation de santé des salariés impose un suivi médical parfois lourd – au gré de l’évolution des pathologies – qui se traduit par un taux d’absentéisme de 11%, trois fois supérieure à la normale.
Néanmoins, les incertitudes des décisions politiques à venir poussent le PDG à vouloir s’affranchir de cette dépendance financière – justifiée – mais dangereuse.

 

Une réelle compétence

Stéphane Foisy et Ludivine Varie de TPC

Stéphane Foisy – PDG – et Ludivine Varie – Responsable du développement commercial – de l’entreprise TPC.

Il peut certes s’appuyer sur une réelle compétence historique de TPC au sein du pôle cosmétique régional, officialisée par un impressionnant palmarès de certifications ISO : 9001, 14001, 22716 et 26000 RSE, excusez du peu !
Mais il a décidé de sécuriser TPC en travaillant sur 3 axes de diversifications :

  • l’alimentaire : Ludivine Varie, responsable du développement commercial nous présente alors la marque (déposée) Bio Good, qui produit actuellement des compotes de fruits bio (certification Ecocert) : d’après elle, étant nouvelle sur le secteur, cette activité doit apporter une valeur ajoutée, elle ne peut espérer s’imposer en mettant en avant le rôle social de l’entreprise
  • la gestion documentaire : TPC réalise des tâches administratives pour le compte d’autres entreprises ; pour ce type de prestations au contraire, le statut d’entreprise adaptée est mis en avant commercialement, car il s’agit de travaux à faible valeur ajoutée pour lesquels la sous-traitance est pleinement justifiée d’un point de vue économique et managérial
  • le montage et câblage mécaniques

 

Une visite riche d’enseignements

 

Impliqué depuis une dizaine d’année dans l’UNEA (Union Nationale des Entreprises Adaptées), au niveau régional, national et européen, Stéphane Foisy a des bases de comparaisons très larges et diversifiées.
Ce d’autant plus que TPC fait partie d’un groupe, qui comprend une entreprise classique (non adaptée)…
Cette vision transverse et cette expérience, il nous en fait profiter en rétablissant quelques vérités ou en rappelant certains faits :

  • n’en déplaise aux journalistes spécialisés dans le story telling, seules 12% des Scop sont des entreprises en difficultés reprises par leurs salariés (la belle histoire se terminant souvent mal 2 ou 3 ans après, loin des caméras…) ; TPC était en bonne santé financière lors du passage en Scop
  • la vie n’est pas un long fleuve tranquille pour les Scop : l’aide de l’Etat est une compensation, pas une manne financière, et la concurrence ne fait pas de cadeaux, il faut se battre comme chaque entreprise pour avoir sa place sur le marché
  • le rôle social de l’entreprise adaptée est bien réel, ça n’est pas que pour le decorum (d’ailleurs S. Foisy nous fait remarquer que le plus gros détenteur de part est un simple opérateur…)… mais quand cela est malheureusement nécessaire, l’entreprise doit aussi licencier comme une entreprise classique
  • si en France, l’entreprise adaptée doit accueillir au minimum 80% de personnes en situation de handicap, en Allemagne au contraire, toute entreprise est plafonnée à 50%, afin de favoriser la mixité et l’intégration… à méditer…
  • il a fallu attendre 2006 pour que les travailleurs handicapés touchent le même salaire que leurs collègues valides (auparavant, leur smic était inférieur de 10%)…

Remerciements à Stéphane Foisy et Ludivine Varie pour cette présentation très instructive.
 
Cet article vous a plu ? Vous auriez aimé être des nôtres à cette occasion ?
Contactez-nous ! recrutement@dcf-orleans.fr
 
Philippe Vaginay – DCF

24 janvier 2018

Plénière « découverte membres »

 

Une réunion conviviale entre membres DCF, consacrée à se (re)découvrir et à passer un bon moment ensemble…
Principe de la soirée : chaque membre présent a fourni à l’avance un bulletin avec quelques mots-clés ou phrases – parfois sibyllines – le décrivant.
Un premier membre pioche un bulletin et lit les indices, grâce auxquels les participants doivent identifier la personne concernée.

 

Une fois découverte, celle-ci présente alors les actualités personnelles et professionnelles qui lui tiennent à coeur.
Puis elle pioche à son tour un nouveau bulletin, et ainsi de suite…

 

Une excellente façon pour mieux se connaitre, et pas seulement pour les membres de fraîche date.
Si les « anciens » avaient l’avantage de l’expérience, ils ont néanmoins pu découvrir certaines facettes jusque là restées discrètes.

 

Premier intronisé de l’année 2018, Alexandre Poissonnet (Restaurant Hipopotamus), lit la charte DCF aux côté de son parrain Patrice Gabin.

Bienvenue Alexandre !

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